Le début des années 1860 correspond aux premiers pas de l’industrialisation de la Martinique. En effet, c’est à cette période que s’installent dans l’île des institutions de crédit qui vont permettre l'implantation et le développement des « usines centrales », spécialisées dans la fabrication du sucre.
Au début des années 1900, la Martinique compte alors 20 usines centrales et 113 distilleries. Son économie est alors fortement dépendante du sucre et du rhum qui représentent alors près de 90% de ses recettes d'exportation.
Il faut préciser que ce développement de l'Industrie de la canne a aussi favorisé celui d'un tissu de petites industries artisanales (savon, pâtes alimentaires, chocolat, tabac, allumettes, etc.).
En 1946, la départementalisation, aura pour principale conséquence une amélioration des conditions de vie des martiniquais et une élévation progressive de leur pouvoir d'achat.
A la fin des années 1960, la baisse du prix du sucre, sur les marchés internationaux, va provoquer, une crise de production qui verra la disparition progressive des usines centrales. On assiste alors au développement de la culture de la banane qui prend le relais de la canne à sucre dans la production agricole et dans les exportations.
Dans la seconde moitié des années 70, on observe un développement du tissu industriel de la Martinique basé sur le principe de la substitution aux importations ; ainsi que le développement des formes modernes de commerce : des supermarchés se créent dans l'île.
Ce phénomène d'industrialisation sera renforcé dès le début des années 80 avec les différentes lois (1980-1986) de défiscalisation, où les investissements dans ce secteur augmenteront de plus 233% sur les premières années d'application de cette loi.
L'évolution économique de la Martinique depuis la fin des années 80 a également été marquée par la classification de la Martinique en zone d'objectif 1, par l'Union Européenne, et par la mise en oeuvre des fonds structurels pour favoriser le développement dans l'île.